MasterBlog en Español: Betancourt Affair: Was it all a scam? from the Radio Suisse Romande
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sábado, 5 de julio de 2008

Betancourt Affair: Was it all a scam? from the Radio Suisse Romande

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  • Six années de calvaire pour l'otage

    2002 - 23 février: Ingrid Betancourt et sa directrice de campagne Clara Rojas sont enlevées à Florencia, alors qu'elles menaient campagne pour l'élection présidentielle.

    2003 - Août: une chaîne de télévision colombienne diffuse une vidéo de la candidate écologiste. Il s'agit de la première «preuve de vie» depuis son enlèvement.

    2007 - Août - Le président vénézuélien Hugo Chavez accepte de jouer les médiateurs à la demande de son homologue colombien, Alvaro Uribe.

    30 novembre - Diffusion d'une vidéo montrant Ingrid Betancourt amaigrie et fatiguée et d'une lettre poignante adressée à sa famille, premières preuves de vie depuis 2003. «Ici, nous vivons comme des morts», écrit-elle.

    5 décembre - Le président français Nicolas Nicolas Sarkozy adresse un message aux FARC pour réclamer sa libération.

    18 décembre - les FARC annoncent qu'elles remettront trois de leurs otages, dont Clara Rojas et son fils Emmanuel, conçu et né en détention, à Hugo Chavez.

    1er mars - Raul Reyes, numéro deux des FARC, est tué au Venezuela par l'armée colombienne.

    1er avril - Nicolas Sarkozy lance un nouvel appel aux FARC et annonce l'envoi d'une mission humanitaire auprès des guerilleros. Mission qui rentrera bredouille.

    25 mai - Le gouvernement colombien confirme la mort de Manuel Marulanda, chef de la guérilla marxiste.

    2 juillet - Ingrid Betancourt est libérée en compagnie de trois otages américains et onze militaires ou policiers colombiens, annonce le ministre colombien de la Défense.

 Dernière mise à jour : 4 juillet 2008 à 13:22

Ingrid Betancourt: une libération achetée par les Etats-Unis? Ingrid Betancourt: une libération achetée par les Etats-Unis?   [Keystone]

Ingrid Betancourt: une libération achetée?

Ingrid Betancourt et 14 otages des FARC n'auraient pas été libérés au cours d'une action militaire, mais achetés au terme d'une opération de retournement et d'infiltration de leurs gardiens. Une information exclusive de la RSR.

Une source fiable, éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années, a fourni des détails à notre collègue Frédéric Blassel. Selon elle, le montant de la transaction est de quelque vingt millions de dollars.

C'est l'épouse du gardien des otages, aperçue par Ingrid Betancourt nue et bâillonnée au pied de l'hélicoptère, qui a servi d'intermédiaire depuis son arrestation par les forces régulières colombiennes. Elle a permis d'ouvrir un canal de négociations avec les preneurs d'otages et d'obtenir de leur gardien, Geraldo Aguilar, qu'il change de camp.

L'opération armée serait une mascarade

A l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages. En principe, le FBI n'intervient pas à l'étranger, mais les trois agents avaient été prêtés par l'agence à la DEA, l'Agence américaine fédérale de lutte contre le trafic de drogues. Avec l'Afghanistan, la Colombie est en effet l'une des deux principales bases d'intervention de la DEA à l'étranger.

Cette libération, arme au poing et façon opération Ninja, ne serait donc qu'une vaste mascarade. L'élément qui a déjà mis la puce à l'oreille de nombreux observateurs, c'est qu'elle s'est déroulée sans la moindre anicroche, on peut dire comme sur du papier à musique. Même les otages ont été dupés, semble-t-il, dans un premier temps, par cette mise en scène.

Enfin, hormis de rares images, aucune vidéo complète de l'opération n'a été diffusée, alors qu'en général ce type d'opération est toujours filmé de bout en bout par un membre du commando. Puisque l'opération a été un succès, pourquoi cette vidéo n'a-t-elle pas été diffusée ?

Les raisons d'une mise en scène

Cette fiction permet au président colombien Alvaro Uribe de s'en tenir, du moins officiellement, à sa ligne dure, qui exclut toute négociation avec les rebelles, aussi longtemps que les otages ne sont pas libérés. Il ne faut pas oublier que les FARC détiennent encore des centaines de personnes, moins fameuses qu'Ingrid Betancourt.

Ensuite, le chef de l'Etat colombien voulait pouvoir décider du Jour J où cette libération interviendrait, et ce en fonction de son propre agenda politique. Il y a dix jours, Alvaro Uribe a en effet demandé au Congrès colombien de convoquer immédiatement de nouvelles élections présidentielles anticipées, et ce coup d'éclat lui permet à présent de redorer son blason d'homme fort du pays.

Le timing est parfait, alors que les rebelles des FARC n'ont jamais été aussi faibles sur leur propre terrain, celui de la guérilla.

RSR



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